jeudi 14 juillet 2016

Les régimes végétariens associés à un faible risque de décès

Le soleil pointe son nez avec plus ou moins de difficultés selon les régions. Les légumes et les fruits de saison nous attendent pour être dévorés et être cuisinés sous toutes les formes ou mangés crus directement sur leurs lieux de production pour ceux qui ont la chance d’avoir un jardin-potager-verger chez eux ou proche.
Selon une nouvelle étude publiée en juin 2013 dans la revue JAMA Internal Medicine, les régimes végétariens sont associés à des taux de mortalité faibles. Étude réalisée sur plus de 73308 participants (femmes et hommes) entre 2002 et 2007, les résultats montrent un atout particulier de l’alimentation végétarienne plus favorable pour les hommes que chez les femmes.
La relation possible entre le régime alimentaire et la mortalité est un domaine d’étude important, où les chercheurs aiment rendre attentifs les populations. L’alimentation est un point crucial dans la santé générale des humains et les efforts en matière de santé publique sont réguliers. Selon l’étude, les régimes végétariens ont été associés à une nette réduction du risque de plusieurs maladies chroniques telles que l’hypertension, le syndrome métabolique, le diabète sucré et la cardiopathie ischémique.
Les chercheurs ont évalué les patients sur leur alimentation en utilisant un questionnaire classé en cinq groupes, dont ; les « non végétariens », « semi-végétariens », « poisson-végétarien » (y compris les fruits de mer), lacto-ovo-végétariens (y compris les produits laitiers et les œufs) et « vegan » (ce qui exclut tous les produits d’origine animale). De manière générale, l’étude note que les groupes végétariens avaient tendance à être plus âgés, plus instruits et plus susceptibles de se marier, de boire moins d’alcool, de fumer moins, de faire plus d’exercice et d’être plus minces. Certains indices démontrent que les habitudes alimentaires des végétariens peuvent être associés à une mortalité réduite, mais la relation n’est pas bien établie, note l’étude, et nécessite d’approfondir et étendre ce type d’étude.
Globalement, ces résultats démontrent qu’il y a une association globale des habitudes alimentaires des végétariens avec une mortalité plus faible, par rapport aux habitudes alimentaires des non végétariens. Les chercheurs démontrent également que certaines associations avec un taux de mortalité faible est présent pour les groupes « poisson-végétariens », « végétaliens » (vegan) et « lacto-ovo-végétariens ».
Partant de ce constat, à prendre avec des pincettes, comme toutes les études, ne négligeons pas avant tout de nous faire plaisir avec l’alimentation, et même si la viande est un aliment plaisir, sa consommation réduite ne peut pas faire de mal. Enfin, ne modifiez pas votre alimentation sans prendre conscience qu’un changement nutritionnel s’accompagne toujours de modifications (bonnes ou mauvaises) et que les carences alimentaires (vitamines, protéines, minéraux, oligo-éléments, eau) ne sont jamais bonnes.
En attendant, consommez le maximum de légumes et de fruits frais, en privilégiant une provenance locale et une agriculture biologique et/ou biodynamique. Ne négligez pas non plus les modes de cuisson en évitant de « brûler » les vitamines et d’y mettre trop de graisses ou autres compléments parfois totalement superflus. Ceci fera « marcher » les petits producteurs et cultivateurs et les petits commerçants de votre ville ou village, ainsi votre santé et votre portefeuille n’en seront que plus heureux !
SERAIENT ASSOCIÉS À UN FAIBLE RISQUE DE DÉCÈS
FAIBLE RISQUE DE DÉCÈS