mardi 6 octobre 2015

une molécule naturelle pour traiter le diabète de type 2

Des scientifiques découvrent une molécule naturelle pour traiter le diabète de type 2: Molécule mimant un certain effet de l'exercice physique
Des chercheurs de l'Université Laval Faculté de médecine, le cœur du Québec Lung Institute Research Center et l'Institut de la nutrition et des aliments fonctionnels ont découvert une molécule naturelle qui pourrait être utilisé pour traiter l'insulinorésistance et le diabète de type 2. La molécule, un dérivé d'acides gras oméga-3, imite certains des effets de l'exercice physique sur la régulation de la glycémie.
Les détails de la découverte faite par le professeur André Marette et son équipe sont publiés aujourd'hui dans Nature Medicine.
Il a été connu depuis un certain temps que les acides gras oméga-3 peuvent aider à réduire la résistance d'insuline causée par une alimentation riche en graisses saturées. Dans leur travail plus tôt, André Marette et ses collègues avaient un lien entre ces effets à un lipide bioactif appelé D1 protectin. Dans l'enquête plus loin, ils ont découvert qu'un autre membre de la même famille nommée DX protectin (PDX) déclenche la production et la libération de l'interleukine 6 (IL-6) dans les cellules musculaires, une réponse qui se produit également au cours de l'exercice physique. "Une fois dans le sang, l'IL-6 contrôle les niveaux de glucose de deux façons: il signale au foie de réduire la production de glucose et agit directement sur les muscles pour augmenter l'absorption du glucose», explique le chercheur qui est également directeur scientifique de l'Institut de l'Université Laval de nutrition et les aliments fonctionnels.
Les chercheurs ont utilisé des souris transgéniques dépourvues du gène IL-6 à démontrer le lien entre PDX et IL-6. PDX avait très peu d'effet sur le contrôle de la glycémie chez ces animaux. Dans des tests similaires menés sur des rats diabétiques obèses, PDX a été montré pour améliorer considérablement la réactivité à l'insuline, l'hormone qui régule la glycémie. "Le mécanisme d'action décrit pour PDX représente une nouvelle stratégie thérapeutique pour améliorer le contrôle de la glycémie," propose le chercheur. "Son efficacité peut être comparable à celle de certains médicaments actuellement prescrits pour contrôler la glycémie."
Même si PDX semble imiter l'effet de l'exercice physique en déclenchant la sécrétion d'IL-6 dans les muscles, André Marette avertit qu’il n’est pas un substitut pour l'activité physique. «L'exercice a cardiovasculaires et d'autres avantages hormonaux qui vont bien au-delà de ses effets métaboliques sur les muscles», ajoute le chercheur dont les travaux sont subventionnés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et l'Association canadienne du diabète au Canada.
Professeur Marette et l'Université Laval ont déposé une demande de brevet pour PDX et ses applications thérapeutiques. «Pour nous, la prochaine étape est de démontrer les effets antidiabétiques chez l'homme et de déterminer le récepteur par lequel PDX agit."
En plus d'André Marette, l'étude est écrite par Phillip Blanc, Philippe St-Pierre, Alexandre Charbonneau, Patricia Mitchell, Emmanuelle St-Amand, et Bruno Marcotte.