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jeudi 1 octobre 2020

Noyer

 Noyer

Son nom

Je suis assise dans un petit coin boisé de ma propriété, en train de siroter un premier café, les yeux pas tout à fait alignés dans leurs orbites, l'esprit errant encore dans quelque repli onirique, lorsque soudainement : « Toc! »! Un objet atterrit bruyamment sur les feuilles et me ramène sur Terre. Puis, « Toc! », un autre.

« Grands dieux, le ciel est-il en train de me tomber sur la tête? » Eh bien, oui et non… Non, parce que ce n'est pas vraiment le ciel qui me tombe dessus. Oui, parce qu'il s'agit bel et bien d'une intervention divine…

 En effet, si on se fie à la taxonomie linnéenne, ces OTNI (ou Objets Tombants Non Identifiés) sont l'œuvre directe de Jupiter puisque le nom générique Juglans vient de Jovis glans qui signifie « gland de Jupiter ». Toutefois, c'est sous les noms de « noyer cendré » ou « d'arbre à longues noix » qu'on connaît chez nous cet immense personnage de nos forêts, aux branches qui s'étalent presque complètement à l'horizontale, à l'écorce sillonnée d'un gris cendré et aux feuilles composées de nombreuses folioles.

Et ça se mange?

Il paraît qu'à une époque, la noix du noyer cendré a fait l'objet d'un certain commerce dans la région de Montréal, mais ce n'est malheureusement plus le cas aujourd'hui. Pour la goûter, il faudra aller en forêt la cueillir soi-même. Tout comme la noix du caryer ovale, elle est délicieuse, mais difficile à extraire. Il faudra donc vous armer de patience ainsi que d'un bon casse-noix et, ultimement, d'un instrument à bout pointu permettant de la sortir de sa coquille.

Les Amérindiens la mangeaient crue et entière ou ils la broyaient et la mélangeaient à de la farine de maïs et de haricot pour en faire une sorte de pain. De plus, ils extrayaient son huile : ils écrasaient d'abord la noix puis la mettaient à bouillir dans l'eau, après quoi il leur suffisait de recueillir l'huile à la surface de l'eau. Cette dernière servait à assaisonner le pain, les pommes de terre, les citrouilles, les courges et divers autres légumes. Quant aux tourteaux (les résidus), ils étaient assaisonnés puis ajoutés à la purée de pommes de terre. Une autre préparation consistait à écraser les noix pour en extraire un liquide laiteux que l'on prenait comme boisson ou ajoutait aux plats de maïs pour les enrichir. Enfin, on en préparait un mets fortifiant pour les papoose (les bébés) en la mélangeant à la viande de cerf séchée et en réduisant le tout en poudre.


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